L’Afrique prépare petit à petit son indépendance dans le domaine de l’intelligence artificielle. Les Etats du Kenya, du Nigéria, du Bénin, du Togo et de la Namibie se sont associés à l’Association des communicants mobiles GSMA pour lancer ATLAS Umoja AI, une initiative destinée à développer des systèmes capables de comprendre et utiliser davantage de langues africaines.
Aujourd’hui, avec plus de 2 000 langues parlées sur le continent, moins de 2% sont intégrées dans des modèles d’intelligence artificielle. L’objectif des gouvernements africains est de créer des modèles IA made in Africa capables de mieux répondre aux réalités des populations locales.
ATLAS Umoja AI veut rapprocher l’IA des langues africaines
A en croire les dirigeants africains, ATLAS Umoja AI doit permettre aux chercheurs et développeurs africains de mutualiser leurs données et leurs recherches. Le programme s’appuie notamment sur N-ATLAS, le modèle linguistique open source développé au Nigeria pour travailler avec le yoruba, le haoussa et l’igbo.
Aujourd’hui, avec plus de 2 000 langues parlées sur le continent, moins de 2% sont intégrées dans des modèles d’intelligence artificielle.
Cette initiative pourrait accélérer le développement de l’IA et langues africaines. Des outils adaptés aux langues locales pourraient notamment être utilisés dans l’éducation, la santé, le commerce ou encore les services publics. L’intelligence artificielle en Afrique pourrait ainsi devenir plus accessible à des millions de personnes.
Vers des modèles IA conçus pour l’Afrique
Le projet réunit également des acteurs privés comme Awarri, Zindi, Pawa AI et Mozisha. Ensemble, ils souhaitent mobiliser des développeurs et des spécialistes des données pour construire des modèles IA made in Africa adaptés aux besoins du continent.
Avec ATLAS Umoja AI, les pays africains veulent donc renforcer leur capacité à développer leur propre technologie. Le projet pourrait faire progresser l’IA et langues africaines, tout en favorisant l’émergence de nouveaux modèles IA made in Africa. À terme, l’intelligence artificielle en Afrique pourrait mieux comprendre les réalités culturelles et linguistiques du continent.
ATLAS Umoja AI marque ainsi une nouvelle étape pour l’IA et langues africaines et confirme l’ambition de développer des modèles IA made in Africa. Si cette dynamique se poursuit, l’intelligence artificielle en Afrique pourrait demain parler davantage aux Africains, et ce dans leurs propres langues.
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